Le Fashion Pact, 147 marques de mode pour l’environnement au G7

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Ralph Lauren, Stella McCartney, Burberry, Moncler, Gap… Ils étaient 147 réunis en 32 groupes représentant les principaux acteurs de l’industrie du textile au sommet du G7. L’évènement, tenu à Biarritz du 24 au 26 août 2019 fut pour eux, l’occasion de présenter un pacte de la mode dénommé « Fashion Pact ». Il s’agit d’un document dans lequel lesdits acteurs ont consigné leurs engagements entrant dans le cadre d’actions pour une réduction considérable de l’empreinte écologique de la filière sur le climat à l’horizon 2050. Une initiative ambitieuse, mais surtout salvatrice pour la planète, le secteur étant considéré comme le deuxième plus polluant du monde, avec 1.715 millions de tonnes de CO2 émis en 2015.

Le « Fashion Pact », une initiative prise sur instruction de l’Elysée

Face à l’ampleur de la pollution générée par l’industrie textile, il était impérieux que les acteurs majeurs du domaine prennent d’importantes mesures en faveur de l’environnement. C’est ainsi que sur instruction du Palais de l’Elysée, François-Henri Pinault, PDG du groupe Kerin (actuel propriétaire de Gucci et Yves Saint Laurent), a réussi à convaincre une trentaine de groupes de la mode et du luxe d’accorder une attention toute particulière à la question.

Pari tenu, puisqu’en juillet dernier, lesdits groupes détenant 147 enseignes, ont annoncé leur engagement pour le « Fashion Pact ». Entre autres membres de ce pacte de la mode, on retrouve des acteurs tels que le groupe Inditex, propriétaire de marques Massimo Dutti, Zara ou encore Pull and Bear, le groupe Capri avec ses marques Michael Kors, Jimmy Choo, Versace, ainsi que le groupe PVH détenant notamment les marques Tommy Hilfiger et Calvin Klein. D’autres enseignes, notamment La Redoute, Nordstrom, Carrefour, Selfridges, Galerie Lafayette, Gap, Puma, Nike, Adidas, Moncler, Hermès, Chanel, Ferragamo, Burberry ou encore le groupe Ruyi (Claude Pierlot, Maje, Sandro, etc.) figurent également dans la liste des signataires du « Fashion Pact ».

Trois principaux champs d’action pour le « Fashion Pact »

« Atténuer le changement climatique et s’y adapter », « protéger les océans », et « infléchir la courbe de la perte de la biodiversité d’ici dix ans », tels sont les principaux engagements écologiques présentés aux dirigeants du G7 à Biarritz le 26 août dernier. Pour y parvenir, les signataires du document ont défini un certain nombre d’objectifs, plus ambitieux les uns que les autres. Ils envisagent ainsi mettre en place des actions leur permettant d’atteindre un taux nul d’émission nette de carbone d’ici 2050. Au nombre de ces actions, ils prévoient par exemple bannir le plastique à usage unique de leurs entreprises, utiliser 100% d’énergies renouvelables, et supprimer les approvisionnements de matériaux issus d’élevages intensifs, le tout d’ici 2030.

« Fashion Pact » : Quelles perspectives ?

Le Fashion Pact, mode et environnement

Source Image : Huffingtonpost.fr

Si l’on reconnaît de façon unanime que l’initiative du « Fashion Pact » est tout à fait louable, il n’en demeure pas moins que les moyens à mettre en place pour tenir les différents engagements n’ont pas encore été révélés. Interviewé sur la question par l’AFP, le groupe Kering a répondu que cela résulte du fait que chacune des enseignes signataires a ses spécificités. De plus, sur la question des marques de fast fashion, le sujet ne serait pas à l’ordre du jour selon les signataires du pacte, ce qui n’est pas du tout du goût des ONG. Interrogé par l’AFP, Clément Sénéchal de Greenpeace déclare « Il faut des législations pour pousser à réduire la consommation de vêtements ». Rendez-vous donc dans quelques années pour un bilan de la mise en application des engagements établis dans le « Fashion Pact ».

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Un commentaire

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